Approche technique

Une méthode pragmatique, basée sur la biologie des sols et des données biologie moléculaire avancée, pour rendre les greens plus stables et réduire la pression maladies dans la durée.

Illustration laboratoire : boîtes de Petri, données de séquençage et gazon de green

Le problème : des sols qui se déséquilibrent

Sur les greens intensivement gérés, le microbiome peut perdre en diversité et en résilience. Résultat : sols moins « tampon », reprise plus lente après stress, et fenêtres de sensibilité plus fréquentes (hiver humide, canicule, pics de nutrition).

  • Moins de diversité microbienne = moins de fonctions utiles (dégradation de feutre, compétition, induction de défenses).
  • Les pathogènes profitent des niches libres (opportunistes) quand l’écosystème est fragilisé.

Étape 1 — Analyse du microbiote (bactéries + champignons)

Nous analysons l’ADN du sol pour obtenir une photo objective des communautés microbiennes : bactéries (marqueurs bactériens) et champignons (marqueurs fongiques).

L’objectif n’est pas d’« avoir un beau graphique », mais d’identifier des leviers d’action (diversité, familles dominantes, signaux de déséquilibre).

  • Résultat : une base de référence mesurable (baseline).
  • Comparaison possible dans le temps (suivi saisonnier) et entre greens.

Étape 2 — Lecture « greenkeeper friendly »

Les données brutes sont traduites en recommandations opérationnelles : quels risques, quels objectifs, quelles priorités.

relie microbiologie et terrain : irrigation, feutre, aération, sable, nutrition, stress abiotiques, historique fongicides/biocontrôle.

  • Synthèse claire : 3–5 points d’action prioritaires.
  • Indicateurs suivis : diversité, équilibre fonctionnel, signaux « opportunistes ».

Étape 3 — Ré-ensemencement microbien (quand c’est pertinent)

Nous ré-introduisons des microorganismes bénéfiques sélectionnés pour leurs fonctions (compétition, colonisation, enzymes, antagonisme ciblé).

Dans beaucoup de cas, on séquence les apports (souvent bactéries d’abord, puis champignons) pour limiter les antagonismes entre inoculants et maximiser l’installation.

  • Programmes adaptés au contexte : saison, budget, pression maladies.
  • Compatibilité : on construit le plan autour des pratiques existantes, pas contre.

Étape 4 — Suivi & amélioration continue

Un microbiome évolue : météo, stress, pratiques culturales. Le suivi vise d’éviter les décisions “au ressenti”.

re-mesure à intervalles choisis pour vérifier l’installation, ajuster et sécuriser les résultats.

  • Recommandation typique : contrôle à 3–6 mois sur greens à risque.
  • Objectif : stabilité et trajectoire, pas « perfection » instantanée.