Ré-ensemencement microbien
Le ré-ensemencement consiste à réintroduire des microorganismes bénéfiques quand l’écosystème du sol est appauvri ou instable, afin de restaurer des fonctions clés (compétition, dégradation, résilience).
Pourquoi ré-ensemencer ?
Sur greens, le sol est un milieu extrême : sable, faible MO, stress, interventions fréquentes. Le microbiome peut perdre des fonctions utiles, laissant plus de place aux opportunistes.
Ré-ensemencer vise à accélérer le retour à un état plus stable.
- Objectif : trajectoire et stabilité, pas un “coup” ponctuel.
Bactéries vs champignons : complémentarité
Les bactéries peuvent coloniser vite, occuper la niche et produire des métabolites. Les champignons (dont micro-organismes bénéfiques) apportent des enzymes, des réseaux, et des antagonismes différents.
Selon le contexte, on peut démarrer par un socle bactérien, puis installer une brique fongique.
- Le séquençage des apports limite les compétitions directes entre inoculants.
Compatibilité avec biocontrôle et pratiques
le plan est construit autour des réalités terrain : fenêtres météorologiques, pratiques d’irrigation, stratégie nutritionnelle, contraintes produits et calendrier des maladies.
Certaines combinaisons peuvent réduire la survie d’un inoculant (ex : applications trop rapprochées, produits incompatibles). Le programme tient compte de ces points.
- On privilégie des fenêtres d’application cohérentes (sol “réceptif”).
- On suit l’installation par des indicateurs et des retours terrain.
Cadre d’intervention : ce que la démarche apporte (et ce qu’elle n’apporte pas)
Un microbiome ne se “répare” pas en 48 h. Les effets sont souvent progressifs : meilleure tolérance aux stress, moins de variations extrêmes, récupération plus rapide.
Le résultat dépend aussi des pratiques culturales : le microbe ne remplace pas l’agronomie, il la renforce.
- Attendre : trajectoire améliorée sur plusieurs semaines/mois.
- Ne pas attendre : disparition magique d’un problème structurel sans actions culturales.

